Séguin, M., Godin, G., Paquette, T., & Gagnon, A. (2001). Les pactes suicidaires: sont-ils plus fréquents qu'on le pense? Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(1), 27-39.
Les pactes suicidaires sont aussi mal connus qu'ils semblent peu fréquents.
Les données recensées au Bureau du Coroner Québec, entre 1990 et 1997,
indiquent une fréquence de trois à huit pactes de suicide menés à terme
par année, et ils survienent surtout chez des personnes dont l'âge se
situe entre 15 et 35 ans. Mais qu'en est-il des pactes conclus mais pas
menés à terme? Peu d'études ont tenté d'évaluer la fréquence de pactes
conclus et les caractéristiques des personnes qui s'engagent dans de tels
pactes. une études réalisée dans l'Outaouais québécois rapporte des taux
de prévalence de pactes conclus qui ne furent pas menés à terme. les résultats
indiquent que les pactes conclus s'observent surtout chez les jeunes femmes,
entre 14 et 25 ans, ayant déjà des problèmes de santé mentale. les résultats
permettent d'identifier certains signes avant-coureurs de l'élaboration
de pactes suicidaires: une fusion exagérée entre certains jeunes, un
surinvestissement et une exclusivité absolue dans les relations entre
deux ou trois jeunes, un éloignement du groupe des pairs, un investissement
considérable de temps que se consacrent les partenaires de la dyade (souvent entre 10 et 12 heures par jour), la jalousie, le besoin de contrôle
face à l'autre et la présence d'idéations suicidaires chez un partenaire
de la dyade.

Massé, L., &
Gagné, F. (2001). Adaptation socio-affective des élèves doués et relations avec
les pairs. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(1), 41-63.
Dans les croyances populaires,
on a souvent tendance à associer le génie avec la folie et à croire
que plus un individu est doué, moins il est adapté socialement parce
qu'il présente un déficit au niveau du développement de ses habiletés
sociales. Afin de vérifier cette croyance, cet article fait une recension
des écrits concernant l'adaptation socio-affective et les relations
sociales des élèves doués. On y traite également des résultats d'études
sur les attitudes générales vis-à-vis de la douance et des talents et
sur les attitudes des élèves doués eux-mêmes face à leur identification
ou à leur participation à un programme spécial. Les recherches relevées
rélèvent que les difficultés rationnelles vécues semblent peu liées
à des déficiences chez les élèves doués, ces derniers manifestant généralementune
maturité et une adaptation socio-affective égales ou supérieure à leurs
pairs non-identifés comme doués. Par ailleurs, certains écrits laissent
entrevoir que l'étiquette « doué » pourrait avoir un impact négatif
sur l'entourage des élèves, particulièrement à l'adolescence, et engendre
des difficultés sociales. Des diifférences sont observées selon le sexe,
l'âge,le niveau d'habilité ou le type de talents des élève.

Turcotte, G., Dubeau, D., Bolté, C., & Paquette, D. (2001). Pourquoi certains pères sont-ils plus engagés que d'autres auprès de leurs enfants? Une revue des déterminants de l'engagement parternel. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(1), 65-91.
Compte tenu des bienfaits de l'engagement paternel pour les enfants, les
conjointes et les pères eux-mêmes, il devient impérieux d'améliorer notre
connaissance des facteurs susceptibles d'encourager ou de faire obstacle
à l'engagement des pères dans le vie de leurs enfants. Cet article propose
de dresser un bilan descriptif des résultat de la recherche empirique
sur les déterminants de l'engagement paternel dans les familles biparentales,
ceci, afin de mieux cibler les modèles d'interventions destinés à promouvoir
le rôle paternel. Trois catégories de facteurs sont successivement examinées: les caractéristiques du père, du noyau familiale et de l'environnemnt
socio-économique. L'article conclut par une discussion sur les implications
de ces résultats de recherche pour l'intervention.

Charbonneau, J. (2001). La
maternité adolescente: une histoire de relations entre mères et filles. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(1),
93-117.
Des règles familiales sur la contraception
et les relations sexuelles précoces à la décision de garder l'enfant à
naître, du soutien offert de façon empressée aux conflits autour des responsabilités
maternelles et paternelles, l'importance du rôle de mère est tout de suite
mise en évidence dans les histoires de vie de leurs filles devenues elles-mêmes
mères à l'adolescence. À partir des résultats d'une enquête rétrospective
réalisée en 1996-1997 auprès de femmes dans la vingtaine et la trentaine
de la région de la Montérégie, devunues mères à l'adolescence, nous avons
retracé des parcours maternels diverdifiés, au coeur d'un passage à l'âge
adulte fort mouvementé, mais aussi de parcours profondément marqués par
l'histoire relationnelle entre mère adolescente et sa propre mère.
Dugré, S., Trudel. M., & Valla, J.-P. (2001). Considérations individuelles et culturelles en
santé mentale des enfants: Le Dominique à l'épreuve. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(1), 119-138.
L'étude présente les résultats obtenus auprès de 334 enfants français et
québécois de 6-9 ans suite à l'auto-évaluation de leur santé mentale au
moyen du Dominique-R (Valla, Bergeron, Bidaut-Russel, St-Georges, & Gaudet,
1997). La passation collective a été privilégiée et les qualités métrologiques
se comparent avantageusement à celles obtenues en passation individuelle.
L'analyse factorielle permet de constater que, contrairement à ce qui
ressort lorsque les adultes mesurent la santé mentale de l'enfant, quand
les enfants s'évaluent la dépression corrèle davantage avec les troubles
extériorisés. Les garçons présentent davantage de problèmes extériorisés
et les filles de problèmes intériorisés cependant, la dépression ne les
distingue pas. Quelles que soient les variables considérées (âge, genre
ou contexte culturel), les symptômes les plus fréquents portent sur l'anxiété
et l'angoisse de séparation. On retrouve d'importantes différences entres
les garçons et les filles en France et ce qui n'est pas le cas au Québec.
Avec l'âge, les enfants déclarent plus de symptômes mais seuls les troubles
extériorisés se révèlent significatifs. Une attention particulière est
consacrée à l'analyse de la comorbidité qui s'avère très présente chez
les garçons.
Lanoë, C. (2001). Les professionnels
de la petite enfance: formations, théories implicites du développement
et pratiques éducatives. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(1), 139-164.
Les jeunes enfants n'interagissent pas
uniquement avec leur mère, mais sont de plus en plus confrontés à divers
partenaires éducatifs (mères, enseignants, educateurs de jeunes enfants
et assistantes maternelles) en fonction des modes d'accueil fréquentés.
dans une perspective différentielle, on examine les travaux sur les formations,
les théories implicites du développement et les pratiques de divers partenaires
éducatifs avec les jeunes enfants. Des études (Gilly, 1984) montrent
que les systèmes normatifs régissant le déroulement des relations interpersonnelles
à l'intérieur des institutions éducatives et scolaires (notamment les
objectifs éducatifs suivis par les institutions) jouent un rôle important
dans la structuration des théories implicites développées par les professionnels.
La fonction professionnelle et les objectif poursuivis ont également un
impact sur le choix et la hiérarchisation des valeurs à partir desquelles
les enseignants, les éducateurs, les assistantes maternelles et les parents
perçoivent les jeunes enfants. Il semble, par ailleurs, que les tuteurs
sont capables de réguler leurs théories implicites, en les adaptant aux
réalités de la pratique (Mugny & Carugati, 1985). On remarque que rares
sont les études qui analysent de telles interactions entre les objectifs
définis dans différentes structures d'accueil, les théories implicites
du développement et les pratiques éducatives élaborées avec l'enfant.
C'est ce que nous nous proposons de faire.
Langevin, R., &
Hare, R.D. (2001). Psychopathie et alexithymie chez un groupe de jeunes contrevenants. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(2), 227-236.
Cette étude exploratoire a pour but de vérifier l'existence d'un lien
entre la psychopathie et l'alexithymie. Soixante sujets âgés de 14 à 18
ans ont été recrutés à cette fin.Le recrutement s'est fait dans une institution
fermée pour jeunes criminels (Youth Forensic Psychiatric Services) de
Vancouver et dans une école secondaire située dans cette même ville. La
mesure d'alexithymie utilisée fut le Twenty-Item Toronto Alexthymia Scale-II
(TAS-20) de Bagby, Taylor et Parker (994 a ). Le Psychopathy Checklist: Screning Version (PCL:SV) de Hart, Cox et Hare (1995) a servi
de mesure pour la psychopathie. Le Scored Archetypal Test with Nine Elements
(SAT-9) de Cohen, Demers-Desrosiers et Catchlowe (1985) a permis d'évaluer
la capacité d'élaboration symbolique. Les résultats montrent un lien entre
la psychopathie et le déficit de la capacité symbolique. Les résultats
montrent un lien entre la psychopathie et l'alexithymie. Un lien a également
été démontré entre la psychopathie et le déficit de la capacité d'élaboration
symbolique. Les résultats montrent aussi une relation entre l'alexithymie
et une fonction symbolique déficitaire. Ces résultats sont discutés à
la lumières des connaissances actuelles sur l'alexithymie et la psychopathie
chez les adultes.

Duchesne, S., &
Larose, S. (2001). Indépendance à l'égard des parents, tutorat maître-élève, et
intégration des adolescents à risque aux études collégiales. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(2), 237-260.
Cette étude s'intéresse au processus de séparation-individuation, et plus
spécifiquement à la notion d'indépendance à l'égard des parents chez les
élèves à risque participant à un programme de tutorat au moment de leur
intégration aux études collégiales .Deux objectifs sont poursuivis: (1)
examiner les liens entre les différentes formes d'indépendance envers
les parents (fonctionnelle, conflictuelle, émotive et attitudinale )
et la qualité de l'intégration aux études collégiales; (2) vérifier si
l'expérience de soutien en tutorat prédit la qualité de l'intégration
aux études collégiales et, si c'est le cas, jusqu'à quel point cette prédiction
varie selon le niveau d'indépendance des jeunes à l'égard de leurs parents.
Cent neuf élèves à risque ont participé volontairement à cette étude.
Les résultats indiquent que l'indépendance conflictuelle envers les parents
est reliée à l'ajustement scolaire et à l'ajustement émotif des collégiens
et que l'indépendance attitudinale prédit un meilleur ajustement social,
et ce, au-délà des niveaux d'ajustement initiaux. Également, la qualité
du soutien en tutorat est associée à l'intégration au collégial quel que
soit le niveau d'indépendance des adolescents envers leurs parents. Ces
résultats sont discutés à la lumière des propositions théoriques du construit
séparation-individuation et de l'approche développementale en tutorat
maître-élève.

Decoster, J. (2001). Une étude
phénoménologique de l'expérience morale telle que vécue par des adolescentes
et adolescents du second cycle du cours secondaire. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(2), 261-281.
Cette recherche a pour but d'apporter un éclairage sur le fonctionnement
psychologique des adolescents lorsqu'ils sont confrontés à un conflit
moral dans leur vie personnelle et qu'ils effectuent une démarche en vue
de le résoudre. Vingt-quatre étudiants du second cycle du cours secondaire
ont été invités à décrire une expérience réellement vécue. ces témoignages
ont été analysés selon la méthode phénoménologique développée par Giorgi.
Entre autres résultats, cette recherche apporte des précisions sur le
rôle que joue l'empathie dans la formation des conflits moraux que vivent
les adolescents ainsi que dans leur mode de résolution. Cinq stratégies
utilisées par les participants au cours de leur réflexion en vue de résoudre
leur conflit ont été identifiées et décrites, dont deux principales:
l'estimation des conséquences possibles et le bilan de son expérience
passée. Dans la dernière partie, certaines applications en éducation sont
proposées en regard de ces résultats.
Paquette, D., Bigras,
M., Zoccolillo, M., Tremblay, R.E., Labelle, M.-E., & Azar, R.
(2001). Comparaison de la sensibilité parentale entre des mères adolescentes
et des mères adultes peu scolarisées. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(2), 283-298.
D'après la documentation scientifique, les mères adolescentes, de par
leurs conditions de vie, sont plus fortement à risque de négliger ou d'abuser
leur enfant qui lui-même en tant que victime est plus à risque de problèmes
de développement. Toutefois, les recherches antérieures nous ont surtout
présenté une image des mères adolescentes comme étant désengagées ou passives
à l'égard de leur enfant. Nos résultats montrent plutôt que 61 % des mères
adolescentes sont surcontrôlantes comparativement à 38 % chez les mères
adultes, et sont particulièrement à un plus grand risque d'abus physique
envers leur enfant. Il s'est aussi avéré que 40 % des dyades mères adolescentes/enfant
sont à un niveau de risque nécessitant la protection de l'enfant, comparativement
à 25 % chez les mères adultes peu scolarisées. Finalement, 88 % des dyades
mère-enfant nécessitant une protection de l'enfant sont des cas où les
mères sont surcontrôlantes. Ces résultats suggèrent de développer des
programmes d'intervention pour diminuer spécifiquement le surcontrôle,
c'est-à-dire l'utilisation de comportements intrusifs, surstimulants et
non sensibles à l'état affectif du nourrissson.
Van Gijseghem, H. (2001). Le
regard scientifique sur les abus sexuels envers les enfants: de la conscience
du XIXe siècle à l'ignorance du XXe siècle. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(2), 299-310.
Cette étude bibliographique et documentaire démontre que l'abus sexuel
envers les enfants était bien connu au XIXe siècle. Des écrits de cette
époque, particulièrement de sources médico-légales, ne fournissent pas
seulement une richesse de statistiques mais encore, ils contiennent des
remarques étonnment « modernes » sur les résultats quelquefois malheureux
des méthodes d'investigation trop suggestives. Malheureusement, cette
abondance de données a été occultée dès le début du XXe siècle, jusqu'au
moment où le mouvement féministe, dans les années 70, a remis au jour
les abus. Le présent article examinera rétrospectivement les composantes
du corpus de connaissance constitué au XIXe siècle. Il tente aussi de
comprendre comment et pourquoi la société occidentale ait pu si totalement
éclipser ces données pendant presque soixante quinze ans. À cet égard,
trois hypothèses seront examinées.
Forget, J., Donais, S., & Giroux, N. (2001). La loi de l'appariement et ses applications en psychologie
clinique et en éducation. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(2), 311-327.
Parmi les techniques d'interventions comportementales élaborées en milieu
clinique et en éducation, celles basées sur le principe du renforcement
positif ont été privilégiées. Les principes théoriques sous-jacents sont
généralement associés à la loi empirique de l'effet développée par B.F.
Skinner. Pourtant, l'analyse du comportement propose, depuis longtemps,
plusieurs autres théories du renforcement dont la valeur heuristique est
plus intéressante. Parmi ces dernières, la loi de l'appariement (Herrnstein,
1970) se démarque nettement. Le texte présente ce modèle ainsi qu'une
recension des études empiriques (a) qui ont servi à élaborer des techniques
d'intervention à partir de ce modèle ou (b) qui l'utilisent pour analyser
les relations entre le comportement d'individus et leurs sources de renforcement
social en milieu naturel. Dans ce cadre, certaines études montrent que
cette loi permet d'évaluer le degré de sensibilité à l'attention sociale
d'enfants présentant un trouble du comportement, d'apprentissage ou du
développement. Le texte se termine en soulignant les lacunes méthodologiques
présentées par ces études appliquées et quelques pistes de recherches
futures.
LeBlanc, M., &
Bouthillier, C (2001). Formes de la régulation familiale et conduites déviantes
chez les adolescents », Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(2), 329-348.
Il existe de très nombreux travaux sur les rapports entre les caractéritiques
de la famille et la conduite déviante des adolescents. Par contre, les
travaux qui combinent plusieurs caractéristiques pour définir des formes
de la régulation familiale sont rares. Cet article identifie cinq formes
de la régulation familiale à partir de dix caractéristiques de la famille: désavantage socioéconomique et familiale, attachement, investissemnt,
attitudes et comportements déviants des parents, conflits conjugaux, règlements,
supervision et punitions. Des familles adéquates, malhabiles, déviantes,
conflictuelles et punitives sont reconnues dans des échantillons représentatifs
de la population et dans un échantillon d'adolescents judiciarisés. Chaque
forme de la régulation familiale produit un niveau de la conduite déviante
et elle suggère une forme spécifique d'intervention.
Fromage, B.,
Guion, G., & Vioux, E. (2001). Images adolescentes dans l'orientation professionnelle. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(2), 349-363.
L'orientation professionnelle est souvent conçue comme un parcours en
étapes organisé par une fin : l'accès à une profession. Les méthode privilégient
différents aspects: l'inventaire des pré-requis individuels, l'analyse
des représentations du métier, le développement de motivations, les processus
de décision, l'expérience réelle des tâches, etc; mais peu s'intéressent
à l'influence de l'environnement social et plus particulièrement aux déterminants
internes qui, par le mécanisme de l'identification constituent un élément
fondamental de la constitution identitaire et par là même de l'identité
professionnelle ultérieure. Cette étude souligne le rôle d'autrui dans
l'orientation, un rôle qui se décline selon deux pôles. Un pôle qui regroupe
un ensemble d'attributs attractifs et un pôle rassemblant des qualifications
répulsives. Il semblerait que les choix de l'adolescent émergent de cette
confrontation permanente en ce qui est recherché et ce qui est repoussé.
Limoges, J. (2001). Le conseil
d'emploi en sol québécois. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 30(2), 365-378.
Le Québec a une expérience reconnue internationalement quant au conseil
ou conseling d'emploi. Selon plusieurs observateurs, cela est dû d'abord
à ses particularités linguistiques et géographiques faisant qu'il a «
naturellement » accès à au moins deux continents. Par ailleurs, tout indique
que c'est le seul endroit au monde où les conseillères et conseillers
d'orientation jouissent d'un ordre professionnel, depuis longtemps établi
et reconnu. Au tournant du siècle, l'auteur en profite pour faire le point
sur les 25 dernières années, en définissant d'abord ce type de conseil
par rapport au conseil d'orientation, de placement et de carrière. Puis,
prenant comme des balises des occurences spatiales et temporelles, il
aborde les principales contributions québécoises à ce sujet, tant sous
l'angle théorique que pratique.
Brichaux, J. (2000). Éducateur,
une profession? Inventaire et prospective. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(1), 1-16.
Dans la société moderne, les métiers de l'humain ne sont parvenus que
très rarement à atteindre un statut élévé. Depuis une quinzaine d'années,
les concepts de profession, de professionalisme et de professionnalisation
sont invoqués d'une manière presque incantatoire par ceux qui aspirent
à une amélioration de leur statut. Les éducateurs spécialisés n'échappent
pas à cette volonté de professionalisation qui anime tous les secteurs
de l'aide aux personnes. Après un inventaire sommaire, quelques pistes
sont évoquées pour faciliter l'accélération du processus de professionnalisation
de l'activité socio-éducative.
Pronovost, J., Gagnon, G., & Potvin, P. (2000). L'utilisation: un concept fondamental dans
l'intervention psychoéducative. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(1), 17-31.
L'utilisation constitue une opération centrale dans la pratique professionnelle
psychoéducative. Nous croyons qu'actuelleemnt l'utilisation n'occupe pas
toujours la place qui lui revient - ceci tant dans la formation des étudiants
que dans la pratique professionnellle - d'où notre motivation à rédiger
un écrit sur le sujet. Dans un premier temps, nous définissons le concept
d'utilisation en référant à différents auteurs qui ont contribuer à le
cerner, Gilles Gendreau étant le principal. Dans un second temps, nous
identifions les habiletés et les compétences requises pour l'exercice
de l'utilisation. En troisième partie, dans la perspective d'illustrer
l'utilisation de ce concept, nous présentons deux modalités d'exploitation
et d'utilisation dans la psychoéducation, l'une est reliée à l'analyse
clinique des comportements et des situations et l'autre porte sur l'utilisation
en contexte d'apprentissage. En conclusion, nous tentons de faire ressortir
la pertinence et la nécessité que la recherche se poursuive pour rendre
le concept de l'utilisation plus opérationnel et facilement évaluable.
Fortin, L., & Favre, D. (2000). Comparaison de caractéristiques psychosociales des élèves violents
québécois et français au secondaire. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(1), 33-48.
L'objet de la présente étude est d'estimer et de comparer, à partir d'une
étude multivariée, les variables psychologiques ainsi que les comportements
sociaux et délinquants des élèves violents français et québécois. Il s'agit
d'une études de cas-témoins effectuée auprès de 82 élèves violents et
de 56 élèves témoins âgés de 12 à 14 ans. Ces élèves ont été évalués sur
les plans des habiletés sociales, des troubles du comportement intériorisé
et extériorisé, des comportements délinquants, de la consommation de drogues
et d'alcool et la compétence scolaire. Les résultats obtenus indiquent
que les élèves violents français et québécois forment un groupe hétérogène
qui se caractérise non seulement par des comportements extériorisés et
délinquants mais aussi par des lacunes sur le plan des habiletés sociales,
des troubles de l'attention et de la concentration ainsi que, pour plusieurs
d'entre eux, un haut taux d'anxiété et de dépression. Les caractéristiques
des élèves violents indiquent que les élèves québécois commettent plus
de délits que les élèves français mais ces deux groupes se ressemblent
pour l'ensemble des autres caractéristiques. Les groupes d'élèves témoins
se différencient principalement pour ce qui est de problèmes intériorisés,
des habiletés sociales et des comportements délinquants.
Bistodeau, D., & Daigle, M.
(2000). La prévention du suicide en milieu carcéral: évaluation d'une expérience
novatrice. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(1), 49-64.
Les taux de suicide dans les pénitenciers canadiens sont généralement
de quatre fois supérieurs à ceux observés dans la population générale.
Dans le contexte, un pénitencier québécois, plus particulièremnt touché
par le problème, a mis sur pied un service innovateur en prévention du
suicide. Une évaluation formative et sommative de ce service a été réalisée
en utilisant notamment, en pré et post-test, le Suicide Probability Scale,
le Multi-Attitude Suicide Tendency Scale, le Questionnaire sur les Facteurs
Protecteurs face au Suicide et la sous-échelle Tendance antisociale du
Carlson Psychological Survey. Certains éléments incontrôlable tels la
durée de l'évaluation et le faible nombre de sujets limitent la portée
des données recueillies. Néanmoins, les évaluateurs ont pu vérifier que
ce service rejoint bien la clientèle cible des détenus suicidaires. De
plus, des entretiens semi-dirigés avec vingt-six membres du personnel
et huit détenus, de même que l'observation non-participante des activités,
permettent aussi de reconnaître l'apport d'un tel service au sein du pénitencier.
Les recommandations qui découlent d'une telle évaluation réfèrent à la
spécificité du mandat en prévention du suicide, à la cible des activités
qui y correspondent, à l'amélioration des communications avec le milieu,
à la nécessaire stabilité des ressources humaines, au maintien de la collecte
des données sur la prestation des services et, quant aux pairs aidants,
à la précision de leur mandat et leur identification dans la communauté.
Théorêt, M., Garon, R., & Hrimech, M. (2000). Évaluation d'une intervention de mentorat visant
à réduire le risque d'abandon scolaire. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(1), 65-86.
L'abandon scolaire au secondaire demeure un grave problème social au Québec,
toujours sans solution satisfaisante, alors que près du tiers de élèves
quittent l'école sans diplôme au secteur des jeunes. La présente recherche
évalue le mentorat comme proposition de solution à ce problème. le mentorat
se définit comme une relation d'aide individuelle d'ordre scolaire et
psychosocial entre un adulte bénévole et un élève. Les mesures documentent
la mise en oeuvre de l'intervention et ciblent les effets psychosociaux
et scolaires chez 113 élèves à risque de 9 écoles, répartis dans les groupes
expérimental et témoins. En moyenne, les protégés ont eu sept rencontres
d'une heure avec leur mentor au cours de l'année scolaire. Mentors et
protégés rapportent avoir beaucoup apprécié l'expérience. Les résultats
d'impact obtenus ne permettent cependant pas de démontrer un effet significatif
de l'intervention. On décèle plutôt que les élèves du groupe témoin présentent
un score de compétence sociale plus élevé que les protégés, qu'ils ont
un réseau familial plus étendu, mais un réseau moindre d'adultes non apparentés.
Parmi les 124 élèves ciblés, il y a eu moins d'abandon scolaire dans le
groupe expérimental que témoin, mais la différence n'atteint pas le seuil
de signification.
Morizot, J., & LeBlanc, M. (2000). Le rôle des pairs dans l'émergence et le développement de la
conduite délinquante: une recension critique des écrits. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(1), 87-117.
Un certain consensus se dégage des écrit théoriques et empiriques et il
suggère que les pairs jouent un rôle important, tant au cours du développement
normal que pour divers problèmes d'adaptation, dont la conduite délinquante.
De nombreuses études empiriques montrent que l'affiliation à des pairs
délinquants et fortement corrélée avec la conduite délinquante des individus.
Cependant, un examen de la documentation scientifique révèle qu'en raison
de certaines limites méthodologiques, cette relation a été exagérée. Plusieurs
études longitudinales récentes suggèrent que les caractéristiques individuelles
seraient tout aussi importantes, sinon plus. Ainsi, il y a encore de la
confusion quant à l'évaluation de l'importance relative des processus
de sélection et de socialisation. Parmi les modèles théoriques proposées,
la perspective interactionniste semble la plus adéquate à la lumière des
données disponibles et elle suggère que l'effet de l'affiliation à des
pairs déviants se présenterait sous un processus de facilitation. Par
ailleurs, des études récentes mettent en lumière la pertinence d'un modèle
différentiel. L'adoption d'une telle perspective laisse croire que les
pairs délinquants produisent une influence différentielle selon la trajectoire
de la conduite délinquante des individus. l'affiliation à des pairs délinquants
aurait une influence prépondérante dans l'émergence et le développement
de la conduite délinquante transitoire, alors que pour la conduite délinquante
persistante, les effets de certains facteurs de risques sociaux et familiaux
précoces ainsi que la continuité des caractéristiques individuelles seraient
plus importants.
Vandromme, L. (2000). Évolution
chez l'enfant des modalités de communication interactive avec un interlocuteur
présentant un trouble autistique. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(2), 153-169.
Dans le domaine de la psychologie du développement, la littérature scientifique
est riche en travaux sur la communication chez l'enfant, qu'il s'agisse
de la genèse de cette communication ou des processus mis en oeuvre dans
l'acte communicatif. Parmi ces travaux, certains sont focalisés sur l'étude
des possibilités qu'a le jeune enfant pour s'adapter à son interlocuteur.
Ainsi, il est montré qu'un enfant modifie son activité langagière selon
qu'il s'adresse à un partenaire plus jeune ou plus âgé que lui. Ceci se
rencontre tant au niveau de l'utilisation d'items lexicaux qu'au niveau
de la complexivité syntaxique. Ainsi, l'objectif de ce travail est centré
sur les possibilités d'adaptation à l'interlocuteur que possède l'enfant
de 6 à 10 ans lorsqu'il est en interaction avec un partenaire déficient.
Dans cette optique, la recherche présentée est basée sur l'analyse minutieuse
d'actes communicatifs utilisés par les enfants d'âge scolaire lorsqu'ils
sont confrontés à des partenaires autistes. Les résultats tentent à montrer
que cette possibilité d'adaptation se construit chez l'enfant lorsqu'il
ne présente plus de problèmes de décentration (à partir de 7 ans) et
s'affine sur la huitième et neuvième année pour devenir efficace dans
le cadre de la dixième année.Dans l'ensemble de stratégies développées,
une nette prédominance des conduites verbales et observées. Chaque enfant
s'adapte avec plus ou moins d'efficacité à l'absence d'attention de l'interlocuteur,
à ses conduites atypiques et à son retard cognitif. Les enfants les plus
jeunes ont tendance à donner beaucoup d'ordres sans fournir les informations
nécessaires à la réalisation de la tâche. De ce fait, ils résolvent verbalement
la tâche à la place de leur partenaire et font de lui un bon exécutant.
Les stratégies des enfants plus âgés favorisent une meilleure adaptation
aux réalités relationnelles de la situation, parfois au détriment du taux
de réussite.
Poissant, H. (2000). La métacognition
chez l'enfant présentant des troubles de l'attention avec ou sans hyperactivité. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(2),
171-184.
Les processus métacognitifs renvoient à la conscience qu'ont les personnes
de leurs propres processus cognitifs et à la « prise en charge » par l'individu
de son fonctionnement cognitif (Vygotsky, 1934/1962; Pinard, 1989; Flavell,
1979). Nous soupçonnons, pour notre part, que les enfants TDA/H présentent
des difficultés sur le plan de cette conscience cognitive. Par ailleurs,
sur le plan neuropsychologique on considère que ces enfant auraient des
déficits au niveau des fonctions exécutives dont le « langage internalisé
», entraînant chez eux des difficultés au niveau de l'autorégulation et
de la planification du comportement (Barkley, 1997). Dans le présent
article, nous proposons d'étendre l'hypothèse neuropsychologique du défcit
exécutif à celle d'un déficit sur le plan métacognitif. Selon nous, les
enfants TDA/H cause leur savoir métacognitif et leur capacité d'autorégulation.
Des propositions d'intervention de nature autorégulatrice sont présentées
en lien avec cette hypothèse.
Honorez, J.-M.,
Bergeron, L., & Berthiaume, C. (2000). La comorbidité du trouble déficit de
l'attention/hyperactivité (sous-analyse du questionnaire aux parents
de l'E.Q.S.M.). Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(2), 185-192.
Selon le D.S.M. et des études épidémiologiques comtemporaines, le Trouble
Déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité serait un des troubles
les plus fréquents chez les jeunes. Des recherches récentes sur la comorbidité
du trouble indiqueraient toutefois qu'il serait moins un trouble simple
unitaire qu'un trouble associé. En tenant compte de cette comorbidité, il faudrait alors distinguer l'hyperactivité de type non comorbide de
celle de type comorbide. Selon cette distinction appliquée à des données
émanant du questionnaire aux parents de l'Enquête Québécoise de Santé
Mentale des Jeunes de 1992, la prévalence du trouble chez les élèves serait
de 3,83 % pour les types comorbides et de 1,17 % pour le type simple,
non comorbide.
Royer, É., Couture,
C., Fortin, L., Potvin, P., & Marcotte, D. (2000). Problèmes d'attention
et réussite scolaire au secondaire. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(2), 193-206.
Cette étude a comparé, sur un cetain nombre de caractéristiques associées
à la réussite scolaire, 58 étudiants du secondaire manifestant des symptômes
de trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) avec un groupe témoin délèves du même niveau scolaire. les résultats
indiquent que les élèves montrant des symptômes de TDA/H présentent des
résultas scolaires plus faibles, plus d'incidents disciplinaires, plus
d'absentéisme, plus de symptômes de dépression et davantage de lacunes
sur le plan des habiletés sociales que le groupe de comparaison.
Célestin-Westreich, S.,
Ponjaert-Kristoffersen, I., & Célestin, L.P. (2000). L'enfant TDA/H et sa famille: une étude explorative de la perspective de l'enfant. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(2), 207-221.
Des études récentes ont mis en lumière les difficultés familiales et sociales
que posent les enfants avec le Trouble du Déficit de l'Attention et Hyperactivité
(TDA/H). L'évaluation psychologique devient de ce fait une composante
essentielle de l'accompagnement des enfants TDA/H. Dans l'investigation
du rôle du contexte familial, la plupart des études s'opèrent du point
de vue des adultes impliqués (parents, enseignants). La perception propre
de l'enfant TDA/H est donc rarement prise en compte, alors que la chronicité
du trouble suppose un apprentissage de la gestion de « soi » à long terme.
L'objectif de la présente étude est d'explorer le vécu psychosocial, c.à.d.
l'image de « soi » et de l'environnement familial, à travers le vécu directe
de l'enfant TDA/H lui-même. Méthode : la perception de « soi » et de la
famille d'enfant TDA/H (N=21) est comparée à celle d'enfants contrôles
appariés (N=21) en utilisasnt le test de la « Familles en Animaux »
(FEA). Cette épreuve adaptée aux enfants en âge scolaire (5 à 12 ans) en utilisant la narration et le dessin comme mode d'investigation, permet
l'analyse de la forme et du contenu des caractéristiques exprimées. Résultats
& Discussion : l'expression d'enfants TDA/H au travers des parties verbales
et non-verbales du test FEA rélève des difficultés caractéristiques de
planification et de contrôle socio-cognitif. Ainsi, les enfants TDA/H
expriment-ils une tendance à des préoccupations affectives comme la perception
négative de soi et des parents, accompagnées d'une tendance compensatoire
affectivo-cognitive. La discussion évalue ces premiers résultats dans
le cadre de la littérature, suggérant la nécessité d'une compréhension
plus pointue du « coping » chez les enfants TDA/H. De nouvelles études
pourront à l'avenir investiguer le rôle du contexte clinique ou ambulatoire
et les caractéristiques de la dynamique familiale, dans la capacité de
l'enfant TDA/H à gérer les implications de son trouble.
Gélinas, I., Potvin, P., Marcotte, D., Fortin, L., Royer, É., & Leclerc.
D. (2000). Étude des liens entre le risque d'abandon scolaire, les stratégies d'adaptation,
le rendement scolaire et les habiletés scolaires. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(2), 223-240.
Cet article s'intéresse aux liens entre trois stratégies d'adaptation
(la distanciation/évitement, la réévaluation positive/résolution de problèmes
et la recheche de soutien social), le rendement scolaire, les habiletés
scolaires et le risque d'abandon scolaire des adolescentes et adolescents.
L'étude est mené auprès de 338 sujets (177 filles, 206 garçons) de 11
à 14 ans de niveu secondaire, à l'aide de trois instruments de mesure
: Decision (Quirouette, 1999), une adaptation du Way Of Coping Questionnaire
(WCG) (Folkaman & Lazarus, 1988) et du Test d'habileté scolaire Otis-Lennon
(Sarrazin, Mclnnis & Vaillancourt, 1983). Les résultats montrent qu'un
risque d'abandon scolaire élevé est un lien avec un faible rendemnet scolaire,
tant chez les filles que chez les garçons. Ces résultats suggèrent ensuite
deux profils différents selon le genre. Chez les filles, de faibles habiletés
scolaires et une grande utilisations de stratégies d'évitement sont en
lien avec le risque d'abandon scolaire, tandis que chez les garçons, le
risque d'abandon scolaire se réalise par une faible utilisation de stratégies
de résolution de problèmes et de recheche de soutien social. De plus,
l'intensité du risque d'abandon scolaire peut être prédite par de faibles
habiletés scolaires, une faible utilisation de stratégies de résolution
de problèmes , de même que de faibles résultats scolaires. L'hypothèse
quant au rôle modérateur du rendement scolaire sur les relations entre
les stratégies d'adaptation et l'intensité du risque d'abandon scolaire
n'est pas confirmée par les résultats.
Pinard, R., Potvin. P., &
Rousseau, R. (2000). Une action éducative en milieu naturel: une expérience
de recherche-action. Revue Canadienne
de Psycho-Éducation, 29(2), 241-265.
Des jeunes aux prises avec de graves difficultés d'adaptation doivent
être retirés de leur milieu pour être placés en centre de réadaptation
ou en ressources de type familiale. La gravité des conséquences d'un placement
justifie que des efforts soient faits afin de l'éviter. Les raisons qui
entraînent le placement de jeunes relèvent de facteurs individuels, familiaux,
communautaires ou politico-socio-économiques. Les solutions recensées
en vue de le prévenir sont, à l'instar des causes, multiples et divertifiées.
En se basant sur les écrits scientifiques, la pratique dans le domaine
de l'aide à la jeunesse en difficulté et un diagnostic mené dans le milieu
naturel, les solutions retenues pour augmenter les capacités d'adaptation
sociale et scolaire des jeunes et ainsi, prévenir le risque de placement,
ont été l'amélioration de la compétence des parents et du sens de la communauté
de la population. Pour mener cette action éducative, un établissement
professionnel du réseau de la santé et des services sociaux s'est allié
à deux communautés cibles (expérimentale et témoin). Des structures
de collaboration ont été mises en place dans le milieu et un programme
a été conçu, appliqué (dans la communauté expérimentale et non dans la
communauté témoin), évalué et révisé de façon continue. Le cadre de recherche
qui a semblé le plus approprié aux choix théoriques et aux objectifs à
atteindre a été celui d'une recherche-action. Les résultats montrent que
des progrès ont eu lieu dans la communauté expérimentale. Nous présumons
que le programme d'action est au nombre des facteurs responsables de ces
changements. Parmi les progrès observés, citons l'environnement familial
de certaines familles sur le plan de la cohésion, de la gestion du conflit
et de l'organisation, la vie associative, l'action volontaire, la qualité
et la diversité des espaces sociaux d'appartenance et de référence et
les occasions de soutien parental.
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