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Rousseau, V., Richard, V., Goupil, G., & Achim, A. (2009) Comportements des élèves de classes ordinaires dans des groupes de jeux intégrés avec des enfants ayant un trouble envahissant du développement, Revue de Psychoéducation, 38(1), 1-14. Les groupes de jeux intégrés de Wolfberg et Schuler (1992) visent à favoriser les comportements sociaux et de jeux des enfants ayant un trouble envahissant du développement (TED1). Toutefois, peu d’études ont examiné les comportements des enfants de classes ordinaires qui jouent avec ces derniers. La présente étude décrit les comportements de quatre élèves de classes ordinaires participant à des groupes de jeux intégrés. À la suite d’une formation pour collaborer au programme, les résultats montrent, une augmentation des interactions de ces enfants avec leurs pairs ayant un TED. Toutefois, malgré la formation et le soutien de l’adulte, certains comportements enseignés lors du programme sont peu mis en application.
Besnard, T., Verlaan, P., Capuano, F., Poulin, F., & Vitaro, F. (2009) Les pratiques parentales des pères et des mères et les difficultés de comportement des enfants d’âge préscolaire : différences et similitudes. Revue de Psychoéducation, 38(1), 15-43 Cette étude compare les pratiques parentales des pères et des mères d’un groupe d’enfants de maternelle présentant des difficultés de comportement avec celles des parents d’un groupe d’enfants qui n’en présentent pas. À partir de mesures autorévélées et observationnelles, les résultats indiquent des différences entre les pratiques parentales des deux parents, tous groupes confondus. Les mères sont en moyenne plus disponibles à l’égard de leur enfant que ne le sont les pères. Les résultats indiquent également des différences entre les parents des deux groupes : les parents d’enfants qui connaissent des difficultés de comportement sont moins engagés, utilisent plus de pratiques hostiles, mentionnent plus de rejet sur le plan affectif et éprouvent un sentiment d’efficacité moins grand que les parents d’enfants qui ne vivent pas ces difficultés. De plus, contrairement à la mère, le père réussirait, en situation de jeu, à établir un climat d’échanges positifs et de coopération avec son enfant, même quand ce dernier présente des difficultés de comportement. Les résultats sont commentés en fonction des retombées qu’ils pourraient avoir lors d’interventions futures.
Besnard, T., Capuano, F., Verlaan, P., Poulin, F., & Vitaro, F. (2009) Effet ajouté de la participation des pères à une intervention familiale. Revue de Psychoéducation, 38(1), 45-71. Cette étude évalue l’effet ajouté de la participation des pères à l’intervention familiale du programme de prévention Fluppy sur la qualité des pratiques parentales (mesurées à partir de l’observation directe d’une interaction parent-enfant) et sur le degré des difficultés de comportement manifestées par les enfants (mesurées selon l’enseignante et selon la mère). Une évaluation prétest et une évaluation post-test ont été effectuées sur trois groupes équivalents. Dans un premier groupe, les deux parents ont participé à l’intervention (groupe PM, n = 37 enfants, 37 pères et 37 mères); dans un second groupe, seule la mère y a pris part (groupe MS, n = 13 enfants et 13 mères) et dans un groupe témoin, ni la mère ni le père n’ont participé à l’intervention (groupe T, n = 18 enfants, 18 pères et 18 mères). Les résultats indiquent un effet groupe x temps significatif qui se traduit par une amélioration des pratiques parentales des mères du groupe PM et par une détérioration des pratiques parentales des mères des groupes MS, ainsi que de celles des pères et des mères du groupe T. Les analyses ne démontrent pas d’effet à court terme de la participation du père sur la modification des difficultés de comportement des enfants. L’ensemble des résultats propose des pistes intéressantes pour l’intervention, notamment quant à l’importance de bien évaluer les pratiques parentales des pères autant que celles des mères, ainsi qu’en regard des avantages possibles à retirer des efforts mis en place pour rejoindre les deux parents des enfants qui présentent des difficultés précoces de comportement.
Larrivée, M.C., Lavergne, C., Dufour, S., & Trocmé, N. (2009) L’abus physique avec ou sans autres formes de mauvais traitements : deux réalités? Revue de Psychoéducation, 38(1), 73-95. Il est rare de retrouver des recherches qui nous renseignent sur le phénomène des mauvais traitements multiples. Or, ce phénomène serait relativement fréquent parmi les enfants maltraités. La présente recherche vise à préciser le profil des cas d’abus physique signalés aux services de protection canadiens, selon qu’ils se présentent seuls ou qu’ils s’accompagnent d’autres formes de mauvais traitements. Les données utilisées sont tirées de l’Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants – 2003 (ÉIC) qui a documenté 11 562 signalements retenus par un échantillon représentatif de 63 services de protection de la jeunesse au Canada à l’automne 2003. Parmi ces signalements, on dénombre 658 enfants victimes d’abus physique. De ce nombre, 217 (33%) ont subi une ou deux autres formes de mauvais traitements en sus de l’abus physique. Le questionnaire d’enquête fournit de l’information sur une cinquantaine de caractéristiques ayant trait aux enfants signalés, à leurs familles, à leurs figures parentales et aux mauvais traitements. Les résultats univariés et multivariés indiquent que le profil des enfants abusés physiquement est différent selon que l’abus physique se présente seul ou selon qu’il s’accompagne d’autres formes de mauvais traitements. Les implicationspratiques des résultats sont discutées.
Saada, Y., & Testu, F. (2009) Rythmes de vie et attention en centre de vacances et de loisirs pendant les vacances d’été. Revue de Psychoéducation, 38(1), 97-109. L’objectif de la recherche est d’observer les rythmes de performances attentionnelles journalières et hebdomadaires en dehors des périodes scolaires dans des structures d’accueils collectives. Des épreuves de barrages de nombres sont proposées aux 162 enfants de 6 à 11 ans qui ont participé à cette étude. Il existe un profil attentionnel diffèrent selon l’âge des enfants et le mode d’accueil fréquenté. Si l’on considère le profil habituellement observé comme un fait positif, nous pouvons avancer que le centre de loisirs serait l’accueil le mieux adapté aux plus jeunes enfants tandis que le centre de vacances le serait davantage pour les plus grands. Le rythme classique étant retrouvé dans ces structures, ces dernières pourraient agir de manière positive sur les performances scolaires au retour en classe |